Parce qu’on ne bâtit pas sur du sable, mais sur le roc ! En effet, il est utile de connaître les bases de l’histoire de l’art, car un manque de connaissance vous mettra dans une position délicate lors de vos échanges, et a contrario cela vous permettra d’aller plus loin dans votre travail. C’est pour cela qu’au travers d’ « Artiste & culture », j’ai souhaité influencer, édifier et impacter les artistes. Faisons un petit tour d’horizon pour approfondir mon propos !

Autodidacte à Hétérodidacte

Avant d’entrer à l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles en 2004, j’avais fait HOPE en l’an 2000.

C’est cette sculpture qui a permis de valider mon admission.

En amont, j’avais également des notions d’architecture d’intérieur, néanmoins l’école des Beaux-arts m’a ouvert des horizons nouveaux.

En somme, avant les Beaux-arts, j’étais autodidacte, je n’ai pas appris à sculpter à l’académie. Cependant, j’ai saisi les possibilités qui m’étaient offertes, pour être plus libre dans mon expression artistique, en me dirigeant vers des courants plus contemporains.

Ainsi, vous devez avoir un minimum de culture en histoire de l’art pour indiquer dans quel courant artistique vous vous positionnez.

Se cultiver c’est continuellement se développer, s’éduquer, s’instruire, se former, se perfectionner avant de s’exposer.

« Artistes & culture » n’est pas juste un simple livre d’histoire de l’art. Il est jalonné par la rubrique « Et le chrétien dans tout ça ? », qui présente le parcours d’artistes chrétiens célèbres, qui ont marqué leur époque et la nôtre.

Pourquoi un livre d’histoire de l’art chrétien ?

J’ai remarqué que de nombreux artistes chrétiens  manquaient de connaissance en histoire de l’art.

Si nous ne tarissons pas d’éloges sur les ornements des cathédrales, les fresques ou les enluminures qui témoignent d’un riche passé, c’est que nous admettons tous que le christianisme a toujours eu un impact dans  l’histoire des arts. Pourtant, le rôle qu’ont joué les artistes chrétiens au cours de l’Histoire, a été passé sous silence par la société. 

De Michel-Ange, à Rembrandt, il s’agit ici de mettre en lumière la singularité d’artistes chrétiens convertis et non religieux.

En effet, une personne convertie, se définit par sa rencontre personnelle avec Jésus. On dit dans le jargon chrétien, « qu’elle a donné son cœur à Jésus ».

Selon, Ézéchiel 36.26-27, il est écrit : « … Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois… ».

Ainsi, être réellement chrétien, ce n’est pas adopter un comportement dit religieux. De manière intrinsèque, la vie d’une personne, dont la foi a changé, est radicalement transformée. Elle porte les fruits de l’amour, de la joie, de la paix, de la patience, de la bonté, de la bienveillance, de la fidélité, de la douceur, et de la tempérance (Galates 5.22-23). Contrairement, aux religieux, qui eux, suivent uniquement des ordonnances, observent et pratiquent des lois.

De l’histoire de l’art, sans dénomination.

Le but n’est pas de créer des confusions ou d’ouvrir les hostilités entre les différentes sensibilités chrétiennes, mais d’interpeller les artistes chrétiens, les croyants, et les non-croyants à l’histoire de l’art et l’art visuel d’inspiration spirituelle. Remarquez bien, aucune dénomination n’est mentionnée dans la Bible, si ce n’est simplement Dieu, Jésus, et le Saint-Esprit au sein d’une Église !

Dans le Nouveau Testament, le Sauveur a été envoyé dans le monde, par le Créateur du ciel et de la terre, pour mourir à la croix pour TOUS les pécheurs. Après Sa résurrection, Il nous a laissé à nous, croyants, son Esprit, le Consolateur.

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devrions être sauvé » Actes 4.12.

« Dieu veut que TOUS les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » 1 Timothée 2-4

En Christ, nous sommes un !

Alors que vous lisez cette article, inspiré de mon livre, ne vous demandez pas de quelle confession est son auteure, car Jésus n’est pas une religion ! Ce qui importe c’est que je porte Son nom depuis que j’ai cru en lui : chrétien (du mot grec khristianos: disciple du Christ).

En 1 Corinthiens 1.11 à 13, il est dit: « Car, mes frères, j’ai appris à votre sujet, par les gens de Chloé, qu’il y a des disputes au milieu de vous. Je veux dire que chacun de vous parle ainsi : Moi, je suis de Paul ! Et moi, d’Apollos ! Moi, de Céphas ! Et moi, de Christ ! Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? »

En Christ nous sommes unit ! « Ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres » Romains 12.5.

Histoire de l’art vs Christianisme ?

« Artiste & culture : Et le chrétien dans tout ça ? » est fait pour être lu par tous ceux qui aiment la vérité, la connaissance, l’art et la culture !

En Osée 4.6, il est écrit : « Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance », et dans le livre de Jean 8.32, il est dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre ».

Bien qu’à l’origine ces versets concernent l’Évangile, on peut également se l’approprier dans divers domaines : spirituel, physique, émotionnel, familial, professionnel, matériel… Ici, il s’agit de la connaissance en histoire de l’art.

Ainsi, je crois que vous êtes des lecteurs avec un esprit ouvert pour connaître la vérité. C’est l’heure de vérité !

Pourquoi une telle indifférence, vis-à-vis de l’histoire de l’art ?

Au cours des siècles, les chrétiens issus des divers courants du protestantisme ont progressivement négligé l’histoire de l’art, l’art visuel tel que la peinture, la sculpture contemporaine, le dessin, les installations, l’art vidéo… et ont privilégié l’art musical, résolument investi par le gospel dans la musique chrétienne.

Sous prétexte qu’en Deutéronome 5.8, on peut lire : « Tu ne te feras point d’image taillée, de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont d’en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre ».

Par conséquent, en voulant obéir au commandement de Dieu, les églises protestantes réformées de l’époque, ont rejeté toutes les représentations d’images idolâtres (le Jésus sculpté sur une croix, la Vierge Marie, Saint-Pierre …), qui ornaient les murs des églises catholiques, et ont totalement dépouillé ces édifices, de toute ornementation. Et ce rejet de l’histoire de l’art, s’est installé dans nos mentalités, jusqu’à présent.

Bien qu’à l’origine, ce n’était pas une mauvaise initiative, au contraire.

Néanmoins, cette radicalité, a totalement fermé la porte à tout mode d’expression artistique. C’est comme si une partie de notre cerveau avait subi une lobotomie.

Un renouvellement de l’intelligence, une nouvelle mentalité.

Bien que Martin Luther ait rendu la Bible accessible à tous, en la traduisant en Allemand, et que depuis, la Parole a été traduite dans d’autres langues, les écritures doivent être lues avec sagesse ! En d’autres termes, attention aux interprétations erronées.

Malheureusement, la liste des mauvaises tournures d’esprit, ne concerne pas que l’histoire de l’art. Adolescente, je me souviens encore de ces femmes chrétiennes, à qui l’on interdisait de prêcher à l’église, ou de porter des bijoux et des pantalons, et qui devaient couvrir leurs cheveux, tout ceci, pour respecter les instructions que Paul avaient partagées à l’église de Corinthe (notamment en 1 Corinthiens 14.34).

Alors que nous savons très bien, qu’a l’église de Corinthe, il y avait beaucoup de dérives (pas que féminine d’ailleurs), et que Paul avait dû leur imposer des restrictions dans un contexte bien précis.

Moïse, le premier directeur artistique ?

Ainsi, bien que l’homme n’ait jamais vu Dieu, il a toujours été tenté de le représenter. Du temps de Moïse, les autres peuples de l’époque avaient des dieux qu’ils représentaient par la sculpture ou la peinture, notamment en Égypte.

Toutefois le Créateur du ciel et de la terre, ne voulait pas qu’un homme le réduise à une vulgaire image, ou une représentation quelconque. Omniscient, il savait que le cœur de l’homme se détournerait de Lui, pour idolâtrer une image fabriquée. Dieu voulait que son peuple Le connaisse pour ce qui Il est : LE CRÉATEUR et plus encore !

Aussi, pendant que Moïse recevait la première version des tables de la loi en Exode 20, Dieu lui donna en Exode 31, les instructions pour construire le tabernacle et lui partagea le nom des artistes qu’Il s’était choisi pour faire toute l’ornementation du tabernacle.

Parallèlement à ce concept d’art visuel et scénographique, le peuple d’Israël, lassé d’attendre le retour de Moïse, fabriquait un veau d’or en Exode 32.

Ainsi, bien que des progrès aient été amorcés, au cours de l’histoire de l’art, les chrétiens ont encore du retard dans le champ de l’art visuel.

Mon message est bienveillant. Il n’est pas fait pour culpabiliser ou juger, mais pour révéler notre état spirituel en tant que chrétien et encourager les artistes.